Présentation de la Batterie

La Batterie de la Pointe est l’une des fortifications construites après la guerre de 1870 pour la protection de Paris. On avait constaté lors de cette guerre que les Prussiens qui disposaient de canons à grande portée avaient pu, depuis les plateaux dominant la capitale, neutraliser les forts rapprochés et assiéger la ville.Fortifications de Paris 1896 Pour que cela ne puisse plus se reproduire, sous la conduite du général Séré de Rivières 19 forts et 41 batteries ou ouvrages intermédiaires se protégeant mutuellement ont été construits autour de Paris entre 1874 et 1884 mais à une distance d’une vingtaine de kilomètres, supérieure aux portées des canons du moment. fortifications de PalaiseauC’est ainsi qu’à Palaiseau a été dotée d’un fort principal aujourd’hui occupé par l’ONERA et de deux batteries, la Batterie de l’Yvette aujourd’hui occupée par l’ENSTA, et la Batterie de la Pointe occupée de 1947 à 1969 par le CNET puis achetée par la Ville de Palaiseau en 1999.

Suivant les concepts Séré de Rivières, la Batterie de la Pointe se présente sous la forme d’un polygone, ici un trapèze, avec un fossé de protection, une escarpe en terre du côté intérieur et une contrescarpe maçonnée du côté extérieur. En partie centrale sont implantés des casernements pouvant abriter de 150 à 200 soldats et des magasins, dont une poudrière et en partie supérieure un « cavalier » avec sept positions de tir pour canons en plein air.

La Batterie de la. Pointe était inoccupée et non entretenue depuis 1987. En 2006, sous l’impulsion d’ADPP, un premier chantier international d’été d’une durée d’un mois a pu être organisé avec le concours de l’association Solidarité Jeunesse et le soutien de la Ville. Il a permis d’amorcer le débroussaillage des fossés. Il a été suivi en 2007 d’un second chantier de même nature.

Ce n’est qu’à partir de 2008 avec des chantiers d’insertion de durée annuelle qu’un véritable travail de réhabilitation a pu être entrepris et se poursuit actuellement avec déjà des résultats spectaculaires. Ces chantiers ont notamment permis de contrôler la végétation envahissante et le réaménagement du bâti ancien. L’ouverture du site a ainsi été rendue possible pour des visites commentées lors d’évènements particuliers tels que journées du patrimoine ou  printemps de l’environnement.

Un problème majeur reste aujourd’hui à résoudre, celui du vandalisme. Pour y remédier une occupation permanente du site s’impose.

Différentes solutions ont été examinées. Seul le projet proposé conjointement par les associations SNL Solidarités Nouvelles pour le Logement et ADPP répond aujourd’hui aux critères que l’on peut se fixer, à savoir ouverture du site au public et à la vie associative, mise en place de parcours découvertes de l’histoire, de la flore, de la faune visant par priorité les scolaires et périscolaires et utilité sociale.

Ce projet a reçu un accord de principe de la municipalité. Sa compatibilité avec le Plan Local d’Urbanisme est en cours d’examen.

Pour la poursuite des chantiers d’insertion la concrétisation de projets quels qu’ils soient, une étape préalable est à franchir : la réfection du pont de franchissement du fossé. C’est l’objectif d’une souscription lancée par la Fondation du patrimoine, la Ville de Palaiseau et ADPP.